Une décision annulée ne saurait valablement fonder une action en sursis à exécution

Cliquez pour lire et télécharger l’Arrêt

 

IDEF-OHADA-25-564, Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), Arrêt numéro 045/2023 du 09 mars 2023, 3ème Chambre, Monsieur KALOT Ahmed, Madame MAHA DANDACHE épouse KALOT contre Ayants droit de feu BOUMERHY Antoine

 

Titre exécutoire, annulation, mesure d’exécution, sursis à exécution, perte de fondement juridique, nullité, recours en annulation, résiliation de bail

Application des articles suivants : 

Article 14 al 5 et 20 Traité OHADA

Article 28 bis 8ème tiret Règlement de procédure CCJA

Article 49 AUPSRVE

  1. De la perte de fondement juridique de l’arrêt à l’origine de l’action aux fins de sursis à l’exécution

La décision ayant constaté l’incompétence de la chambre judiciaire de la Cour suprême a acquis l’autorité de la chose jugée. Cette autorité entraîne la caducité de l’arrêt n°008/2014, désormais privé de tout effet exécutoire. Par conséquent, l’action en sursis à exécution fondée sur cet arrêt devient sans objet. L’arrêt n°338 du 20 juin 2017, qui en résulte, se trouve dénué de fondement juridique. Il y a lieu de le casser, en application des articles 20 du Traité OHADA et 28 bis (nouveau), 8e tiret, du Règlement de procédure de la CCJA.

  1. De l’irrecevabilité de l’action en sursis à exécution pour perte d’objet

Pour les mêmes raisons ayant motivé la cassation de l’arrêt attaqué, l’ordonnance contestée est infirmée en toute ses dispositions. L’action en sursis à exécution ne peut donc valablement être recevable, cette demande étant désormais dépourvue d’objet.

Abstract : Gisèle Mathilde TENDENG, Juriste de banque (Sénégal)

 

-----

Référence pour citer l’abstract :

Juin 2025, note d’abstract rédigée par Gisèle Mathilde TENDENG, « Une décision annulée ne saurait valablement fondé une  en sursis à exécution », in www.institut-idef.org, www.jurisprudence-ohada.com  et www.librairienumeriqueafricaine.com, IDEF-OHADA-25-564, Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), Arrêt numéro 045/2023 du 09 mars 2023, 3ème Chambre, Monsieur KALOT Ahmed, Madame MAHA DANDACHE épouse KALOT contre Ayants droit de feu BOUMERHY Antoine

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top